Tendances majeures au cameroun Janvier 2007
TENDANCES MAJEURES AU COURS DES DIX PROCHAINES ANNEES AU CAMEROUN
Janvier 2007
SOMMAIRE
Liste des acronymes
Résumé exécutif
Introduction
- Présentation du Cameroun
- Histoire et système politique
- Géographie, topographie et climat
- Démographie
Coopération régionale et internationale
2.Une analyse prospective des dix prochaines années
Tendances négatives
- Sur le plan économique
- Sur le plan social
- Sur le plan culturel
- Sur le plan politique
- Sur le plan sous-régional
Tendances positives
- Sur le plan économique
- Sur le plan social
- Sur le plan politique
- Sur le plan régional
- Sur le plan de la coopération internationale
Conclusion
Annexes
Références bibliographiques
RESUME EXECUTIF
L’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE en 2006 et les allègements de dette subséquents, l’avènement du DSRP en 2003, la rétrocession de la presqu’île de BAKASSI au Cameroun en 2006, l’adoption de Election Cameroun (Elecam) par le parlement en 2006 à la suite de l’ONEL, et la place de choix que le Cameroun occupe sur le plan régional, sont entre autre les évènements qui ont marqué les six premières années de la décennie 2000. ces faits majeurs sont susceptibles d’avoir des répercussions notoires sur la trajectoire économique, sociale et politique du Cameroun pendant les dix prochaines années.
Dotée d’une superficie de 475.000 km2, avec une façade maritime de 200 km sur l’Océan Atlantique et une population estimée aujourd’hui environ à 16 million d’habitants, le Cameroun est une « afrique en miniature » qui fut principalement administré par trois puissances coloniales (Allemagne, la Grande Bretagne et la France) avant son accession à l’indépendance le 1er janvier 1960. Depuis janvier 1996, une nouvelle Constitution est en vigueur et elle prévoit un Etat laïc avec un régime de type présidentiel et un pouvoir législatif. Le parlement comprend désormais deux Chambres : L’Assemblée Nationale et le Sénat. La souveraineté appartient au peuple qui l’exerce soit par l’intermédiaire du Président de la République et des membres du parlement, soit par voie de référendum. Le Président ainsi que les 180 députés sont élus au suffrage universel direct et secret pour un mandat respectivement de sept et cinq ans.
Au niveau régional, le Cameroun est un pays leader par l’importance de sa superficie, de son PIB et de sa population.. Cet importance économique du Cameroun est désormais étendue à l’ensemble de la zone Franc comme l’illustre le dernier palmarès économique et financier des 15 membres de cette zone établi par le Secrétariat de la zone Franc dans son rapport 2005.
Les prochaines années seront dominées par un certain nombre de faits majeurs qui imprimeront l’évolution socio-économique et politique du pays. Ainsi, sur le plan économique, l’approbation du nouveau programme conomique, financier et social du gouvernement, les tensions inflationnistes, la tendance baissière du taux de croissance qui selon les observateurs, est appelé à se poursuivre ou tout au plus à croître à une cadence faible, en dessous du taux souhaité, le déficit énergétique qui handicape considérablement la croissance économique, l’établissement d’une zone de libre échange entre l’Union Européenne et les pays Afrique-Caraïbes-Pacifique, etc. sont quelques-unes de ces tendances fortes. A contrario, les niveaux relativement bas de l’inflation, la surliquidité des banques, le fort taux de couverture de la monnaie, l’assainissement relatif des finances publiques, n’autorisent pas à pronostiquer une nouvelle dévaluation du F.CFA. Mais si la dévaluation du F.CFA n’est pas à l’ordre du jour, la nécessité de réformer le dispositif monétaire de la zone Franc sera probablement une question d’actualité au cours des dix années à venir. Par ailleurs, l’atteinte du point d’achèvement et le desserrement de la contrainte extérieure peuvent probablement amener le Cameroun à sortir des cycles répétitifs de l’ajustement pour entrer dans l’ère du post-ajustement. Sur le plan social, la lenteur du rythme de réalisation des OMD, les questions d’insécurité et la variabilité linguistique, culturelle et ethnique peuvent devenir des contraintes de développement. Dans le domaine politique enfin, le processus de démocratisation entamé depuis 1990 devra se poursuivre avec un approfondissement du système électif camerounais. Il faut toutefois craindre que l’émiettement des partis politiques et leur confinement dans les régions d’origine de leurs leaders respectifs n’entache l’expérience démocratique du Cameroun.
